Tout est dans le titre. A moins de 3 semaines de mon retour en France, l'heure du bilan a sonné. Serait-il exagéré de dire que cette année outre-atlantique fut sans doute la plus belle de ma vie? J'imagine que non. J'ai aussi pris pour acquis que plus personne ne me croit car c'est précisément ce que je confesse à chaque retour de voyage... mais là, je vous assure que c'est vrai... du moins je le présume.

Été comme hiver, j'ai passé ici des moments simplement incroyables! Et avouons le: quel meilleur statut que celui de pvtiste? Un an de "je prends un boulot, je le jette, je pars, je reviens, je reprends un boulot, je le rejette, je repars". Une instabilité excitante, des rencontres à foison (quoiqu'un peu limitées à mon goût depuis mon retour à Montréal il y a un mois), des expériences fantastiques, un sentiment de liberté inimaginable! Et ce condensé de bonheur en boîte, ben c'est fini dans 18 petits jours... TRISTESSE! La bonne nouvelle, c'est que je reviens! Avec un autre statut beaucoup moins confortable, certes, mais en janvier, si tout se passe comme je le souhaite, mes pieds fouleront à nouveau le sol québécois. Le "tout" faisant référence à l'obtention d'un nouveau visa de 18 mois grâce à un contrat de travail avec un journal local! Cross fingers les copains! J'en ai besoin!

Deux mois et demi en France... Branle-bas de combat, sortez les poêlons à raclette!! Peut-être le seul aspect négatif de ce pays pourtant (presque) parfait: je suis cruellement en manque de fromage, vin, charcuterie et autres petits délices de la sorte. Trouvables, mais si dispendieux que l'envie de vous le mettre sous la dent vous passe illico-presto. Hâte de retrouver les après-midi d'automne en famille, grignotant quelques châtaignes au coin du feu, les copains Toulousains et Marseillais et tellement d'autres choses! Aaaaaaah douce France...!

Un mois que je suis rentrée de mon fabuleux voyage dans l'ouest. Déjà... Le retour s'est cependant fait en douceur puisqu'après 5h de sommeil seulement, je repartais avec ma troupe de gais lurons Montréalais pour un week-end camping au Lac Saint-Jean, soit à 7h de route de Montréal. Au programme, saucisses et marshmallows grillés, Irène l'ouragan et pied cassé! Autant dire qu'on s'est éclaté comme des p'tits fous! Et puis histoire qu'on se bidonne jusqu'au bout, devinez qui a eu l'immense plaisir de dormir dans la tente d'occaz' toute pourrie qui prend l'eau en plein ouragan? C'est bibi!! Remake de l'inondation de Tofino... en pire, parce qu'à deux dans la tente! Je vous la refais pas... Affaires sous le bras, course jusqu'à la tente voisine, etc. Vous connaissez la chanson!

Arrivés sous le soleil, nous songions naïvement en profiter tout le week end. La lumière est sublime, le lac est calme. L'équipe Will, Alicia, Kévin (rebaptisée la WAK pour l'occasion) débarque la première. Après une marche de 2 km entre la voiture et l'emplacement de tente, nous attendons patiemment l'équipe 2, la Mac Magma, composée de Mag, Kévin bis et Max.

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Ils arrivent! Cela fait 2 mois que je ne les ai pas vu, ça vaut bien un sprint dans le sable, de nuit, pour leur sauter au cou! C'était sans compter sur la grille de barbecue (en fonte massive!) des voisins qui s'est chafouinement interposée entre nous, attrapant mon pied au vol et me faisant culbuter la tête la première dans le sable. Radical: mon pied change de couleur et double de volume en 30 secondes. Nous sommes arrivés il y a 4h à peine, la voiture est garée à 2km, je suis ravie et dans l'incapacité de poser le pied par terre! Lendemain matin frileux... humide et douloureux! Mais nous persistons.

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Fort heureusement, la deuxième soirée fut bien plus agréable et nous avons pu allumer un feu digne de ce nom et dégainer les saucisses à hot-dog.

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Rien à signaler depuis... La vie à Montréal a reprit son cours. Entre petites sauteries diverses et variées, boulot au Petit Fourneau une dizaine de jours et agréable routine. Il fait beau. Les feuilles d'érable rougeoient doucement. La folle atmosphère estivale retombe peu à peu. Les touristes ont quitté la ville comme les rats quittent le navire, nous abandonnant à la quiétude de l'automne. Ça sent la fin... à plein nez même.

En parlant d'automne, il se trouve que je me suis adonnée il y a peu au passe temps favori des familles Québécoises le dimanche après-midi: aller au verger cueillir des pommes avec l'ami Nicolas, après une petite balade dans la forêt autour de lacs.

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P1070687Fort plaisant!

Dans 3 jours, voyage à Québec City où je vais rendre visite à des amis rencontrés en Gaspésie cet été! Sans doute ma dernière excursion. En attendant mon retour parmi vous, portez vous bien!