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Caribou d'ficelle

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Caribou d'ficelle
7 septembre 2012

The end.

J'ai longtemps redouté ce moment. Nous y voilà pourtant. Une ultime fois, je m'arme de patience et m'apprête à rédiger le dernier épisode de ma vie de bohème, mais aussi les dernière lignes de Caribou d'ficelle. Funeste instant, néanmoins inéluctable. Je vais faire court, et ce pour trois raisons: j'ai pris beaucoup trop de retard pour tout raconter, je n'ai pas de photos à publier, et mon inspiration a dû rester là-bas.

Je ne vous surprendrai sans doute pas en déclarant que ces deux derniers mois outre-Atlantique furent l'apothéose de mon séjour. Des leçons de vie comme on en reçoit rarement, additionnées à un sentiment de plénitude absolue. Griffon, c'était mon chez moi, et à l'heure où je n'en ai plus nulle part, cela m'était précieux.

L'idée d'un bilan sur ces presque deux années passées au Canada ne me séduit guère. Conclure ce blog dans la mièvrerie non plus. Mon retour (et c'est là l'évidence même) s'est fait dans les larmes, mais également dans le bonheur de retrouver ce qui me manquait tant en France. Mais après un mois et demi dans notre contrée, le constat est inéxorable: j'en veux encore! Courir les routes, rencontrer... le sac à dos me démange, et pas qu'un peu! Certains risquent d'être exaspérés par ce qui va suivre, d'autres, je l'espère, se réjouiront pour moi... Quoiqu'il en soit, les amis, je remets ça! Dans 2 petits mois, je saute dans un énième avion, direction le bout du monde: la Nouvelle-Zélande! Visa de travail en poche depuis aujourd'hui même, c'est vers une autre année d'émerveillement que je mets les voiles.

Un dernier message bref donc, pauvre en rebondissements et intrigues, ni drôle, ni triste, mais plein d'un enthousiasme nouveau et d'une excitation sans borne. Vous vous en doutez également, rongée par le plaisir de l'écriture je resterai. Alors si certains d'entre vous souhaitent continuer le voyage avec moi, et lire mes nouvelle-zél'ucubrations, ce sera ici: http://nouvellezelandscapes.wordpress.com/ , et bientot!

 

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4 juin 2012

Quand trop de bonheur vous empêche de trouver des titres pertinents!

Et c'est reparti pour quelques lignes suintant le bonheur par tous les pores! Un enchevêtrement de journées idylliques et vous ne savez plus comment vous y prendre pour les mettre par écrit. L'histoire que je m'en vais vous conter relève du conte de fées. Conte dans lequel le prince aurait oublié de se pointer, mais conte quand même! Pas de bellâtre donc, mais une équipe qui vaut tous les apollons du monde! Un condensé de gentillesse, de générosité, d'humour et de joie de vivre!

Ma petite routine dans laquelle pas un jour ne ressemble au précédent est plus que réjouissante. Des tâches multiples et variées et des jours de congé riches en émotions et en nouvelles expériences. De fenêtre fraichement décapée en terrasse juste repeinte, je m'initie à la dure vie de bricoleuse et m'y complait réellement!

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C'est fou ce qu'on peut se marrer en maniant le pinceau! Surtout avec l'amie Olga qui, souvenez vous, devait rester 4 jours, mais que nous avons eu le plaisir de compter parmi nos bénévoles pendant 2 semaines! Un départ qui m'a laissé tristoune. Mais la grisaille ne perdure jamais dans le coeur des Griffonois! Surtout pas dans le mien qui menace chaque jour d'exploser de joie!

Chaque jour, sauf ces deux derniers... Un constat. Atroce. Abominable. Que dis-je? Impensable. Cela fait déjà un mois que je foule de mes pieds nus l'herbe douce et verdoyante de mon Eden Gaspésien. Un rapide calcul et c'est la claque en pleine face: je suis déjà à la moitié de mon séjour. Boule au ventre. Vague sensation de tournis. NOOOooooOON. Impensable, je l'ai dit. C'est donc pourquoi j'ai décidé ce matin même, mais non sans peine, de prolonger mon visa d'un mois et de rester jusqu'à mi-août! Pas d'été en France donc, mais la certitude de ne rien regretter en rentrant. Pis je suis sûre que vous n'auriez pas supporté mes plaintes incessantes quant à mes frustrations griffonoises de toute façon! C'est donc vous rendre service à vous aussi!

Qu'est ce qui peut bien me retenir ici? Des week-ends magiques comme celui passé avec Martin et Dédé par exemple. Dédé. Je vous l'ai déjà présenté mais vous ai également dit qu'il mériterait un article à lui tout seul! Dédé le Français. Atterri en Gaspésie quelques 7 ans plus tôt et tombé, tout comme moi, sous le charme de cette région féerique. Bourru. Cabossé par la vie. Tatoué des pieds à la tête. Généreux comme pas deux. Et excellent cuisinier! Il m'invite donc à passer 2 jours chez lui, dans son petit gîte cosy en bord de mer. Pourquoi refuser?! J'embarque l'ami Martin. Le collègue bénévole Français maintenant reparti.

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Vous l'aurez compris, pour la première fois depuis quelques temps, nous nous retrouvons strictement entre Français. Et ça, Dédé l'a bien compris. A peine arrivé chez lui... Pastis, glaçons, plateau de fromage et table au soleil.

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Je souris. Je suis bien. Puis... à taaaaaaaaable!

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D'énormes crabes des neiges dont nous suçotons les pinces les yeux sur la mer (ou comment le bonheur arrive à son paroxysme en flattant nos papilles!)

Après une sieste dans l'herbe fraiche, je réveille Martin pour une rando de quelques heures.

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Une fois rentrés, exténués et affamés, Dédé nous réserve une autre surprise. Une mission safari au coucher du soleil dans la forêt pour tenter de voir les ours. Ouiiiiiiiiii! Excités comme des gosses. Des ours! Des ours! Et le bois, Dédé le connait comme sa poche. En 1h de balade, maman ourse, bébés ours et papa ours nous sont passés sous le nez!

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Après une énième fantastique bouffe arrosée d'un petit vin blanc, on se couche tôt! Demain, c'est le grand jour. Réveil, 6h. La mer calme n'attend pas.

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(Dédé nageant dans le bonheur!)

3h de kayak se terminant en apothéose, comme à peu près tout ce que je fais ces derniers temps, avec une visite longtemps espérée.

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15, peut-être 20 phoques jouant joyeusement autour de notre bateau! Et vas-y que je passe en dessous, que je m'accroche à ta pagaie, que je saute juste devant! Juste génial! Fabuleux! (Et tous les synonymes, encore une fois!)

Puis comme le dit si bien Balou, il en faut peu pour être heureux! Si ces deux jours incroyables sont une bonne raison de l'être, regarder l'équipe travailler, marcher tranquillement dans le parc national, s'arrêter pique-niquer sous une cascade et faire un méchoui avec un gigantesque demi cochon que l'on dépiote ensuite à pleine main le sont aussi!

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Rodrigo, c'est l'nouveau! Arrivé du Chili, il reste avec nous pour toute la saison. Le seul autre non-québécois avec moi.

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Bref, y'a d'la joie! A ne plus savoir quoi en faire. Je vous en envoies! Des tonnes et des tonnes!

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18 mai 2012

Une semaine plus tard en Gaspésie...

Une semaine après mon arrivée, l'heure est au bilan. Et j'vais vous en boucher un coin les amis, mais il est mitigé! Et pour cause, une angine carabinée m'a terrassée dès mon arrivée. Nul. J'vous la refais pas ... même scénario: hôpital, crise de larmes, on se sent seule et compagnie... Je me lancerais volontiers dans une diatribe contre le système médical appliqué aux étrangers, mais la violence des termes employés pourrait heurter la sensibilité de mes lecteurs. Sachez toutefois que je n'en pense pas moins!

Mais en battante invétérée, je me suis extirpée de ce bourbier de microbes et file un bonheur parfait depuis 3 jours! Et si je vous dis bonheur parfait, c'est qu'encore une fois je me vois limitée par la pauvreté de la langue française! HOLLY SHIT QUE LA VIE EST BELLE!! Cet endroit m'enchante au plus haut point! Le cadre m'émerveille un peu plus chaque matin, les gens avec qui je travaille sont un peu plus formidables chaque jour et mon boulot me révèle quelques délicieuses surprises chaque minute. What else? 

Mes journées commencent tôt. Faut dire que le soleil est matinal lui aussi. A 4h30, il vient percer la surface de la mer couverte par la brume. Et que vois-je par le pare-brise de mon petit van? Il me gratifie de ses doux rayons en pleine face!

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8h. Réveil officiel. Ma journée de réceptionniste commence doucettement... et toujours agréablement. Un café au soleil, les yeux sur la mer. (Avant le récurage des chiottes, ça fait jamais de mal!)

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La journée est calme. Un peu pluvieuse. J'en profite pour me blottir au coin du poêle a bois avec un bon livre. La petite sonnerie du téléphone, que nous aimons tous ici et chantons en coeur le soir au coin du feu, retentit. Ah! Les affaires reprennent! Une réservation plus tard, je retourne dans ma bulle moelleuse. Un brin de jasette avec  les quelques voyageurs profitant également de cette chaleureuse atmosphère. Je crois que j'aime ma job!

Mais s'il fait beau... on se retrousse les manches et on s'en donne a coeur joie! Les tâches sont multiples et variées. La première que l'on m'a assignée fut d'ailleurs des plus burlesques! Parait que les poules se sont échappées du poulailler... Soit! Chaussée de bottes 3 fois trop grandes pour moi, je me rue maladroitement sur les volailles piaillantes s'agitant dans la boue! C'est fou ce que ça gueule une poule! Ce que j'ai oublié de leur mentionner, c'est que les gallinacées, c'est pas franchement mon dada. Lorsque j'en effleure une et qu'elle émet son terrible vagissement, j'en lâche un doublement plus strident et la laisse s'en retourner a sa cachette! Heureusement nous sommes 2, et Hugues semble les apprivoiser un peu mieux. Je le regarde donc finir en me bidonnant!

P1080956(Ci-dessus notre ravissant poulailler, lieu de la débandade!)

Autre jour, autre tâche. Moins rigolo, mais plus efficace! Récurage de gazinière. Ça pue, ça colle, c'est gras, mais encore une fois, on est 2. Francis s'y attelle avec moi.

Un truc que j'aime beaucoup aussi c'est mon mode de transport sur le site. Parce qu'il faut le préciser, y'a quand même une p'tite marche entre les hébergements du personnel et l'accueil.

P1080953(Mon petit van a gauche et le reste de nos chambrées)

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C'est donc a bord de ma monture que j'effectue les déplacements!

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Allez savoir pourquoi, je suis incapable de le conduire sans me tordre de rire tout seule! Et quand je charge tout mon petit matériel de ménage dessus, ça en jette grave!

Chaque journée a son charme. Chaque soirée me laisse charmée itou. 7 depuis mon arrivée. Pas une ne ressemblant a la précédente. Un bon repas tous ensemble, quelques bons verres de vin, un coucher de soleil. Le lendemain, le party pogne et c'est une soirée d'ennivrement! Elles sont toutes belles a leur façon. Celle d'hier était de celle dont on se souvient. La lumière tombante est magnifique. Nous sommes tous la, sirotant nos verres dans la joie! On m'initie aux fers. Pétanque locale, si je puis me permettre de faire des comparaisons. Un Fer a cheval, un piquet et un but: s'en rapprocher le plus possible et tenter de l'encercler. Je suis nulle. Mais j'ai bien ri et mon adversaire aussi.

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Autour de moi, ça parle, ça jongle, ça rit, sur fond de guitare et crépitement de bois.

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Olivier (a gauche), l'un des fistons a l'origine de ce bel endroit et Dédé. Dédé, le Francais ici depuis un bout'. Dédé le voisin, toujours fourré ici. Le spécimen Dédé. Tellement a conter sur ce cocasse personnage!

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Et Olga. La Polonaise qui prolonge chaque jour un peu plus son séjour! 'Je suis la pour 4 nuits' qu'elle m'a dit en arrivant! Comment lui en vouloir!? Aujourd'hui, cela fait une semaine qu'Olga est avec nous autre. Olga c'est ma pote parce qu'on est toutes les 2 nulles aux fers! On passe des heures a jouer aux fléchettes quand l'affluence le permet. Elle se marre tout le temps. Même quand elle comprend pas un traître mot de ce qu'on raconte en français. J'aime ça!

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Lucie et Roger! Sans qui rien de tout cela ne serait arrivé. Les instigateurs du projet. 2 joyeux lurons. 2 personnes remarquables. Un papa et une maman pour tout le monde ici, y allant de leur bons conseils et prenant soin de chacun.

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Le soleil se couche sur Griffon Aventure. Nous encerclons le feu de camp jusqu'a ce que le froid et la fatigue aient raison de nous.

Mais l'apothéose de l'apothéose les amis... c'était hier soir! Homard time! Et pas qu'un peu puisque j'ai pu me délecter de 2 énormes bêtes! Faut dire qu'a 7 euros le homard, pourquoi s'en priver!?

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Et comme tout ça n'est rien sans mes merveilleux collègues, laissez moi vous les présenter! Hugues l'attaquant a pleines mains, Francis un peu plus méticuleux, Martin, le deuxième frenchie de la bande, se retroussant les manches pour son premier homard, et Olivier, appliqué et concentré. Manque juste Antoine pour que l'équipe soit complète. D'autres photos suivront, soyez-en sûrs!

 

12 mai 2012

(Pas d'titre, car il ne serait pas à la hauteur)

Trouver un titre à cet article est chose ardue… Trop d’enthousiasme et c’est tout votre vocabulaire qui fout le camp ! C’est vrai quoi !? A part génial, idyllique et parfait... vous en connaissez vous ? Pis comme la redondance c’est pas mon truc, ben j’vais tâcher de m’appliquer. Mais j’vous promet rien, puisque ma réponse à tout en ce moment ressemble à quelque chose prêt à « parfait » !

-« Alicia, voilà ta nouvelle chambre »

-« Woooow parfait ! »

Ou encore :

-« Tiens, dans la semaine on ira se faire un petite descente de rafting juste entre nous, l’équipe quoi… »

-« Génial ! C’est merveilleux ! Parfait ça !» 

Pas besoin d’avoir inventé la poudre pour comprendre que si Griffon aventure n’est pas le paradis, ça y ressemble à s’y méprendre!

Mais histoire que vous y compreniez quelque chose, retournons à Montréal, jour du départ. Mon covoiturage est trouvé, c’est sûr je pars. Et plus tôt que prévu puisque j’ai 3 jours pour m’organiser ! En fait plutôt 3 jours pour faire des soirées de départ… ! Mais passons.

8h30. Métro Longueuil. Isabelle, ma conductrice, m’attend. C’est parti pour 12h de route à travers le Québec, mais aussi pour le voyage de l’extrême ! Je vous fais pas de dessin, 12h, c’est long en criss’ ! Mais quand en plus un pneu crève au bord de l’autoroute sous la pluie, quand on doit faire du stop jusqu'au prochain garage, quand on se fait arrêter pour excès de vitesse (seulement 135km/h au lieu de 90…), quand ma conductrice s’endort au volant vous obligeant à le prendre pour les 2 dernières heures de route… bah moi j’appelle ça le covoiturage de l’enfer ! Heureusement, Isabelle est sympa. Elle mange des bonbons à longueur de temps et m’en donne un peu, alors !

20h30. Sous la pluie. Je me m’auto-dépose à Griffon et rend le volant à ma copilote qui repart. Ca y est. J’y suis ! L’accueil est au dessus de mes espérances ! La porte du chalet s’ouvre sur des cris de bienvenue, des bras ouverts et des grands sourires. Le feu crépite dans le poêle à bois, un plat mijote doucement, tiens on passe justement à table ! Un sourire béat me colle à la face. C’est réellement ici que je vais passer les 2 prochains mois ?!

Griffon aventure, c’est avant tout une famille. Papa, maman, hippies jusqu’au bout des ongles. Et les deux fistons, Antoine et Olivier. Pas mal sur les traces de leurs géniteurs ! Bien évidemment, on s’y sent tout de suite comme chez soi… et en famille ! Quoi de mieux après mon coup de blues montréalais ? Je me le demande. Après ce bon repas partagé, on me conduit à ma demeure. Fini le dortoir glauque partagé ! Ici, mon chez moi c’est ça !

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Un rêve d'adolescente enfin réalisé! J'ai enfin mon petit van à moi toute seule. Et tout confort s'il vous plait! Eléctricité, chauffage et tout le toutim hein! Ou comment mon "woooooooow parfait" prend maintenant tout son sens...! Je suis R.A.V.I.E!

Mon jardin... (J'admets ici que j'ai piqué la photo de l'année dernière mais aujourd'hui il fait pas beau et rien n'a changé de toute façon! Héhé!)

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La réception/salle commune (dehors et dedans) où je vais avoir l'immense plaisir de travailler dès lundi. Car oui, ici, je ne fais pas le ménage, je suis réceptionniste!

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Les photos sont moches... Je m'en rends malheureusement compte en les postant! Mais faudra vous satisfaire de ça pour le moment. D'autres viendront. Sous le soleil cette fois. Vous me supplierez même d'arrêter de vous assaillir d'images et de cris de bonheur! Youhhiiiiiiiiiipahahahahha!

Voilà ce que je peux dire seulement 20h après mon arrivée. Pas une ombre au tableau si ce n'est cette petite pluie froide. Elle n'affecte cependant pas le moins du monde mon moral maintenant reboosté à bloc!

En attendant la session rafting, mes débuts de bénévole et de nouvelles aventures griffonoises, j'ai promis à quelques personnes une photo que je me dois maintenant de vous montrer. Sachez par avance que je ne l'assume pas vraiment. Voire pas du tout. Mais une promesse est une promesse alors... C'est qui la plus grande démonstratrice de jambon de Bayonne de Montréal? C'est bibi!!

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Tout ça est derrière moi maintenant. Devant, que du bon! PARFAIT!

 

 

27 avril 2012

Blues in Montréal

Tout part à vau l'eau... C'est en tout cas le désagréable sentiment qui planait au dessus de ma p'tite tête ces 2 dernières semaines. La Alicia d'ordinaire si enjouée et positive a flanché. Et le mot est faible. Un coup de blues. Monumental. Une foule de questions digne d'une adolescente pré-pubère quant au sens de la vie et le classique, mais non moins terrible: "qu'est ce que j'vais faire quand je s'rais grande?". A 26 ans... moi j'dis qu'il était temps de se la poser celle là! Mais encore faut-il pouvoir y répondre... et croyez moi, j'y travaille fort... très fort! En attendant l'illumination... tergiversons ensemble!

Mon Montréal me file entre les doigts. La quasi totalité de mes amis s'en retournent à leurs oignons alors que je reste à ma poutine. A croire qu'ils se sont passé le mot pour fuir tous en même temps, les lâches! Et un Montréal sans amis, c'est un peu comme une bière sans bulle. Plate. Le constat est on ne peut plus clair et pourtant difficile à admettre: je n'ai plus rien à faire ici. Se résoudre à quitter la ville qui m'a rendue si heureuse pendant plus d'un an? Jamais! C'est du moins ce que j'ai pensé pendant un bout'. Mais en jeune fille sensée, j'ai fini par me raviser (fortement aidée par Yvoo Mc cool et Pit avouons le)... Je DOIS partir. Où? Suspens oblige... laissez moi d'abord vous conter ma lente descente aux enfers!

Un mot. Deux en fait: Bed bugs. Autrement dit, punaises de lit. Un fléau. Une interminable bataille. Cette horrible chose se camoufle dans votre matelas, y fonde une charmante petite famille qui s'organise bien vite pour vous tendre une embuscade à peine les yeux fermés et vous suçoter le sang. Et cette chose... ben j'en avais plein mon lit, mes vêtements, ma valise. Mon corps n'était plus qu'un vaste champs de bataille. Charcuté, cloqué, croûté. Et ça graaaaaaaaaaatte!! A en devenir folle. 20, peut être 30 piqûres, se réveillant à tour de rôle, parfois toutes ensemble! Et quand cette armada de petites bêtes à qui je sers de casse-croûte décide de s'en prendre à votre oeil et que vous découvrez que vous êtes allergique, ça donne une nuit aux urgence à se faire injecter plein de trucs en intraveineuse et une adorable petite face de caméléon. Hein, avouez?

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Je pense ne m'être jamais sentie aussi seule de ma vie. Au fond du gouffre et personne près de moi. La douleur, la peur, le manque de sommeil, les seringues, trop d'aiguilles. J'ai pleuré pendant 5h! Puis ça ne s'est plus arrêté. A chaque nouvelle piqûre d'insecte, je réalise à quel point je suis tannée de cette auberge qui me sert de maison, de mon boulot tout pourri, de parler anglais, de toujours me sentir sur la touche avec cette joyeuse troupe d'anglophones, de partager ma chambre... Gigantesque ras-le-bol. 

Parfois, ça va mieux. Une parenthèse. Quelques jours hors de Montréal avec des amis et le moral est au beau fixe. Du moins pour un temps. C'est vers la charmante auberge de Mont-tremblant, petite station de ski à quelques centaines de km de Montréal, que nous avons pris la route dimanche dernier. Son lac, son tipi, son bar cosy et sa cheminée. En mode énorme cliché et on aime ça! Une soirée au coin du feu dans le tipi, un air de guitare et les plus grands classiques chantés à tue-tête! Le tout arrosé de bière locale... 'stie que ça fait du bien!

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Puis le retour à Montréal. Les larmes. Encore. Et de une soirée de départ. Et de deux. Ça y est ils sont partis. Plus ou presque d'amis donc, mais un cousin! Fraichement débarqué de France avec un PVT tout neuf. Son enthousiasme et son regard neuf me font un bien fou et sa compagnie me réchauffe le coeur.

Les amis il est maintenant grand temps de vous dévoiler ma destination. Souvenez vous l'été dernier. Je vous narrais mon passage à l'Anse au Griffon, petit coin de paradis au coeur de la Gaspésie, à 15h de route de Montréal. Les baleines, la plongée avec les phoques, les levés de soleil sur la mer, les fêtes jusqu'au bout de la nuit, c'est là bas que ça s'passe. C'est donc décidé, je pars. Dans 10 jours, et pour 2 mois je vais travailler dans l'auberge la plus cool au monde: Griffon aventure! http://www.griffonaventure.com/fr/04_pho/04_pho.html

Même principe qu'ici. Je travaille quelques heures par jour bénévolement contre le gîte et le couvert. Terriblement hâte! Mon blog va être moins content lui. Pas d'internet là bas. Il faudra donc vous passer de nouvelles. Et si un jour vous vous demandez ce que je deviens, il vous suffit de m'imaginer vautrée dans un hamac au bord de la mer!

Qu'est-ce-que j'vais faire quand je s'rais grande? Toujours aucune idée, mais avoir des projets pour les 2 mois à venir, c'est déjà pas mal non?

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3 avril 2012

Nouveau toit pour une nouvelle vie

J'admets bien volontiers qu'il est un peu prématuré d'émettre un jugement sur ma nouvelle vie, mais que faire quand l'envie d'écrire vous démange jusque dans le bout des doigts?! Après me l'être jouée petit escargot transbahutant ma vie locale, faite de bric et de broc, dans quelques sacs plastique, me voilà installée dans ce qui va devenir mon paradis... ou mon enfer! Un prélude extrême et sans doute un chouïa excessif, mais si vivre en communauté pendant 3 mois n'est pas une expérience à double tranchant, dîtes moi ce qui l'est!

J'aime ma nouvelle maison. Elle est belle! Vieillotte, charmante, avec ses briques apparentes et ses poutres en bois, sa grande terrasse ensoleillée, son atmosphère chaleureuse. Espérons que les moments passés ici posséderont le même charme suranné et bon enfant. Mon petit dortoir cosy est plutôt mignonnet lui aussi et ressemble étrangement à la chambre des 7 nains. Des lits minuscules, côte à côte sous un toit pentu. Une salle de bain, tout aussi exigüe. Reste plus qu'à prier pour que je ne la partage pas avec Grincheux, Atchoum et Simplet!

Trop tôt pour le dire, mais Bridget l'Américaine, Tim l'Ontarien, Tara l'Anglaise et Justin le gars de Vancouver m'ont l'air plutôt accueillants. Le hic (qui n'en est pas un pour tous les gens à qui je conte mes états d'âme), c'est que je suis la seule à parler français. Alors certes, je voulais améliorer mon anglais, mais intégrer une troupe de jeunes gens déjà fort proches dans une langue qui n'est pas la mienne, c'est chaud banjo cacao! Comment j'vais faire pour raconter des blagues nulles, pis tiens d'ailleurs... comment on dit "chaud banjo cacao" dans la langue de Shakespeare hein!??

Mon job pour le moment: commis de p'tit dèj! Réveil à 8h30, préparation de tout ce que les voyageurs peuvent se mettre sous la dent, brin de causette avec des jeunes du monde entier, rangement et ménage... et c'est tout! Pour conclure ce bref article, je dirais que je suis plutôt contente de cette situation, mais que j'appréhende une non-intégration qui serait due (et c'est ce qui est terrible, car conscient!) à une timidité mal placée!

Des images... comme toujours. Parce que mes remarquables talents de narratrice ont tout de même des limites!

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Les hauts et les bas d'Alicia au pays du Jazz Hostel... prochainement sur Caribou d'ficelle!

15 mars 2012

Clopin-clopant... l'oiseau fait son nid

Les amis, l'heure du retour sur la toile a sonné! Après quelques remontrances et rappels à l'ordre, je me suis vue dans l'obligation de venir blablater un tantinet dans mes pénates internetiennes (et d'y inventer des mots pour fêter ça!). Ce long mois d'absence est cependant plus que justifié... car à quoi bon raconter la platitude de la vie!?

Comme je le mentionnais dans mon dernier article, le départ de la cousine Audrey marquait le retour à la réalité. Il est assez drôle de voir comme certaines choses sont éphémères! Je m'émerveillais de ma chance légendaire, mais la petite job n'a tenu le coup que 2 jours et l'appartement ne sera bientôt plus que de l'histoire ancienne! Explications...

Mes patrons, que je ne citerai pas par respect pour leurs magouilles, ont finalement décidé de rentrer dans les rangs et donc de me remercier, en s'excusant du tort causé... Et tort il y eut car je me trouvais à nouveau sans ressources, mais avec, en sus, un appart' à payer! C'était bien sûr sans compter sur ma bonne étoile qui, le jour même, a fait sonner mon téléphone: un employeur chez qui j'avais postulé quelques temps auparavant a finalement besoin de mes services. Attention les copains, je fais maintenant, et ce depuis plus d'un mois, le boulot le plus fun de l'histoire du boulot de merde: démonstratrice de produits gastronomiques Français dans les supermarchés! Yiiiiipah! Qu'est-ce-qu'on s'marre! MAIS... et oui il y a un mais, ça paye bien, ce n'est que 3 jours par semaine et j'ai du foie gras et du confit de canard gratuit! Aaah vous ririez bien en me voyant, petit chapeau vissé sur la tête, sourire forcé et plateau à la main. Mais quand on aime quelque chose, Montréal en l'occurence, on est prêt à tout pour le conserver, non?

Bon le "ça paye bien", faut le dire vite (et c'est là que nous en venons à l'appartement). Le coup des 3 jours semaine et du (tout) petit salaire qui en découle, m'oblige à tester un concept que j'espère plaisant: élire domicile dans une auberge de jeunesse. Echange de bons procédés: ils m'hébergent gratuitement en dortoir de 6 contre quelques heures de bénévolat par jour. Espérons que mes co-chambreurs (qui sont tous bénévoles aussi) soient à la hauteur de mes espérances! Paraît que c'est une grande famille... alors! Pour les curieux qui voudraient se faire une idée de mon futur bercail: http://www.jazzhostels.com/fr/jazzstdenis.php. La suite de cet épisode après mon installation le 1er avril.

Aaaaah ma vie est un vrai feuilleton! Avec un peu de bol, elle va virer "vacances de l'amour", en mode j'ai 15 ans et pars en colo pendant 3 mois! Pour l'instant, c'est plus "mes amis, mes amours, mes emmerdes"! Mais passons...

Et puisque la débrouillardise est de mise à Montréal en ce moment... je fais mon possible pour garder mon cerveau à flots en le sollicitant ponctuellement. Le Montréal Africain, petit bi-mensuel local me permet d'entretenir ma plume ramollie par trop d'oisiveté.

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(Cliquez sur l'article pour l'agrandir)

Mais la grande nouvelle est toute fraîche puisque je sors à peine de l'entretien... J'ai été embauchée par un partenaire du Petit Futé pour une collaboration avec le guide "trouver son premier emploi au Québec" en tant que rédactrice du chapitre "gérer la diversité culturelle au sein d'une entreprise"! Et j'en suis ravie! Une mission court-terme mais qui me permet enfin de glisser, si ce n'est un pied, au moins un orteil dans cette boîte que je tente de rallier depuis des mois!

Je pense avoir fait le tour des actualités montréalaises... j'ai passé sous silence le côté "youhouhou! On fait la fête, c'est trop cool et la vie est belle", pour éviter les redondances, mais sachez que tout va pour le mieux de ce côté là! Le printemps arrive doucettement. Enfin! Malgré la neige d'hier, j'ai bon espoir!

 

1 février 2012

Montréal again and again!

18... 18 jours que mes yeux s'emmerveillent à nouveau de tout ce que j'ai quitté il y a déjà 3 mois. En moins de temps qu'il n'en faut pour crier "POUTINE", mes doutes et appréhensions ont laissé place à la joie de retrouver ma gagne de chums, la neige, mon rythme... ma ville! Une ville qui semble me sourire. Encore. Alors que je tremblais à l'idée du passage obligé par la douane et l'immigration, on peut, à n'en point douter, alléguer que je suis finalement entrée au Canada comme papa dans maman! ('scusez moé l'expression...) L'agent me toise, me questionne et appose finalement sur mon passeport le tampon tant brigué: 6 mois! C'est peu, certes... mais c'était ça ou 3. (et puis de toute façon, je pense déjà à ma prolongation de visa!)

Mais ce retour avait également une saveur nouvelle puisqu'il s'effectuait en compagnie de ma cousine Audrey, profitant de ma venue pour s'immerger en terre québécoise une dizaine de jours. Redécouvrir ma routine (et ma poutine!), voir renaître une région pourtant déjà tant explorée au travers de ses yeux brillants et éberlués était plus que réjouissant! 

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(Grâce et agilité incarnées... ou comment ne pas publier ces condensés d'excellence et d'élégance!?)

10 jours, c'est court. A nos agenda! Le programme sera sur-booké! Après une arrivée dans les règles de l'art (installation à l'auberge, Igloofest, -33° et gros décalage horaire dans la face!), diverses flâneries dans les rues blanches de Montréal, une ascension du Mont-Royal, quelques coups de patins et maints hamburgers, nous prenons la route pour Québec city!

Petit budget oblige, c'est co-voiturage pour s'y rendre et couchsurfing sur place. Pour les non initiés, le couchsurfing consiste à "surfer" sur le canapé-lit d'un inconnu dégoté sur un site internet prévu à cet effet, le temps d'un court séjour. 3h de route avec Denis, magicien farfelu rigolo et nous voilà chez Jérôme, notre hôte improvisé. Tous deux fort sympathiques!

Rendez-vous est pris pour le lendemain, on s'la joue vie sauvage avec notre traîneau et nos chiens! En attendant... la tempête de neige fait rage. Boh... depuis quand la neige empêche-t-elle de boire des bières au Québec?! Mes amis "jaccuziens" et accessoirement Gaspésiens Mathieu et Loïc se joignent à nous pour une soirée haute en couleur et en éclats de rires!

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On a de la chance ou on en a pas... le soleil semble avoir le même rendez-vous que nous! 30 cm de poudreuse, des chiens de compet', une météo idéale... autrement dit, du bonheur à l'état pur!!

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Épuisées mais bien déterminées à profiter pleinement de notre bref passage à Québec, nous partons à l'assaut de la vieille ville et des plaines d'Abraham. Sublime, comme toujours.

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Québèèèèèèèèèc, c'est finiiiiiiiiiiiiiiii! (Chanté, ça passe mieux...) Après 2 jours de réjouissances, il est temps de rentrer! C'est pas l'tout mais y'a un Igloofest qui nous attend! Une vraie addiction ce truc là! Une fois ta tuque à l'effigie du festival vissée sur le haut du crâne, t'es comme piégé!

Mais le must du séjour Audreyien... ça reste le chalet. Ô toi fameux petit chalet de Saint-Donat. Mes lecteurs réguliers se rappellent certainement de l'apologie que j'en fais dans mon article "Saint-Donat... ou la pays de cocagne". C'était pareil, mais en mode neige à gogo! Une troupe de 10 gais lurons, une excursion nocturne sur le lac gelé et enneigé passablement éméchés, une journée de patin sur un sentier glacé au coeur de la forêt, des bonnes bouffes. Que du beau, que du bon!

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Et de l'amouuuuuuuuuur!

Ras-de-marée de photo sur Caribou d'ficelle aujourd'hui! Mais comme toujours, elles valent parfois bien plus que des mots...

Je m'en reviens cependant à mon clavier pour vous relater la fin de mes aventures montréalaises. Le départ d'Audrey a sonné le glas de mes vacances... Bouh! Sans le sou, sans logis, sans travail... ça fleure l'urgence! Top chrono, j'ai 2 semaines pour me dégoter le tout. Appart... trop facile! 2 jours, une visite et c'est le bon! Deux colocs: un Belge, un Québécois. Super quartier, super appart'! On est bien! On est content! 

Pour le boulot, c'est une autre paire de manches! Damn! Le Petit fourneau m'a trouvé une remplaçante! Il m'aura finalement fallu 10 jours pour en faire de même. Na! Après une entrevue, (tout en anglais s'il vous plait!) et une journée d'essai: I've got the job! On ne peut pas dire que ça vende du rêve mais ça me permet provisoirement de rester à Montréal. C'est ce qui prime pour l'instant! Un snack/restau/comptoir tenu par un couple de Chinois servant aussi bien des burgers et de la poutine que des lasagnes et du poulet général Tao. Je cuisine, je sers, je mange à l'oeil, je travaille uniquement du lundi au vendredi et suis bien payée... alors!

Que la chance reste avec moi (et soit avec vous!) jusqu'à la prochaine!

29 décembre 2011

Un caribou... dans le pétrole

Laissez-moi deviner... Vous vous êtes toujours demandé à quoi pouvait bien ressembler un caribou déguisé en chameau? Et bien figurez vous, bande de p'tits veinards, que vous allez enfin le savoir grâce à ce blog supermégagigacool. Wouhouhou!

Il y a encore quelques mois, certains d'entre vous m'ont certainement entendu débiter tout un lot de sornettes du genre: "Moi? Dubaï? Jamais! Un pays sans attrait et puis d'abord moi la superficialité et la surconsommation, vous savez ce que j'en pense, hein? Très peu pour moi. Bon..."

Mais le sort en a décidé autrement (ou comment ne pas dire que j'ai simplement revu mon jugement, en personne sensée que je suis...). Une cousine exilée a vite fait de vous faire changer d'avis. Et ça, par contre je l'ai toujours dit: "le voyage c'est une question d'opportunités!" C'est donc décidé, mon anniversaire sera célébré sous le soleil dubaïote!

Mardi 13 décembre, Paris. 3° C sur le tarmac de l'aéroport Charles de Gaulle. Bientôt plus qu'un mauvais souvenir.

(7h de vol, course effrénée et bringuebalante dans l'aéroport de Bahrain, correspondance attrapée de justesse,  sandwich à peine comestible, re-1h de vol)

Dubaï, minuit, 20° C. De quoi vous faire oublier ces longues heures d'un pénible voyage.

La noirceur m'empêche de prendre pleinement conscience de ce qui m'entoure. Je me couche excitée comme une gamine à la veille de Noël. Demain, j'aurai mon cadeau! Et quel cadeau! La vue du balcon est grandiose sous la lumière du soleil levant.

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Il faut dire que j'ai de la chance. L'appartement ou j'ai élu domicile pour la semaine se trouve au seul endroit dont j'avais entendu parler avant ma venue: Palm Jumeirah.

Sans titre

Ma première journée (qui servira de modèle à mes journées 2, 5, 6, 7) tient en deux mots: plage, piscine (auxquels on peut éventuellement ajouter crème solaire, eau à 28° et transat). L'eau de la mer concurrence aisément celle de la piscine à débordement, tant par sa température que par sa couleur turquoise (La preuve en image avec la vue de mon transat). Les doigts de pied en éventail, je jubile. Paraît qu'il neige à Montréal.

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Jeudi soir. A minuit j'aurai 26 ans. Direction le 101 (one o one). Imaginez plutôt: un bar lounge en bord de mer, une arrivée en grande pompe avec chauffeur, portier et voiturier, plus (luxe ultime et spéciale dédicace à Mag) une golfette à rallonge qui assure le transport du parking au canapé dans lequel je me délecterai de tapas arrosés de champagne! Pour finir, une boîte dans l'hôtel Atlantis, l'un des plus beaux de la ville.

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Ais-je vraiment dit un jour que je n'aimais pas l'opulence?! C'est comme les pistaches cette affaire là, une fois qu'on commence, on peut plus s'arrêter! Je me laisse donc prendre au jeu. Après tout, ma vie de princesse prendra fin le 20 décembre, aux douze coups de minuit. Ma golfette redeviendra citrouille, mon chauffeur souriceau et mon voiturier baudet. Espérons seulement que mon avion tienne le coup jusqu'à Paris...! J'aurais l'air malin sur le dos d'une mouette... Je tâcherai, bien entendu avant de partir, d'égarer négligemment ma claquette dans les escaliers pour que mon prince du désert me retrouve un jour.

Quoi qu'il en soit, la bonne fée vendeuse de rêve de Cendrillon, elle vaut pas tripette à côté de mes deux bienfaiteurs dubaïotes!

Mais Dubaï est avant tout connu pour sa folie des grandeur. J'ai ainsi pu y voir le plus grand aquarium du monde, tout naturellement installé dans le plus grand centre commercial du monde,

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lui même accolé à la plus haute tour du monde. Le Burj Khalifa, haute de 828m.

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L'ascenseur qui vous mène au sommet n'a rien à envier aux sensations fortes que vous procure le Grand 8 du parc Astérix, j'vous l'dis moi! Tonnerre de Zeus! 124 étages, montés en quelques secondes... J'ai non seulement découvert un nouveau sens, beaucoup plus explicite, à l'expression "avoir l'estomac dans les talons" mais ai également, dans l'autre sens, eu les talons dans la cervelle! Une fois en haut... on se dit qu'on a pas fait ça pour rien. Le jeu en valait les 36 chandelles dansant la gigue devant mes yeux, comme on dit hein!

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Quand on pense Dubaï, on pense aussi souvent au ski en plein Mall of the Emirates. Loin d'être un mythe, cette piste de 400m de long, 80m de haut et autant de large sur laquelle il fait -3°C est même plutôt fréquentée.

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Ce à quoi on pense moins en revanche, c'est au vieux Dubaï. Un bien grand mot pour une ville à l'allure si futuriste. Mais qui fait tout de même sens lorsque l'on sait que les premiers bâtiments furent construits au 18e siècle par des pêcheurs de perles Bédouins. Celle que l'on connaît aujourd'hui, avec ces quelques 573 gratte-ciels et ses fastueux hôtels ne doit son expansion qu'au tourisme de luxe et au monde des affaires, et ce depuis la deuxième moitié du 20e siècle. Hier en quelques sortes! Et qui dit hôtel de luxe, dit inévitablement Burj al Arab. L'établissement le plus étoilé du monde, construit sur une île artificielle au milieu de la mer. (La petite plate-forme ronde en haut à droite, n'est autre qu'un court de tennis! Rien que ça!)

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Plus touristique, tu meurs! Mais joli tout plein dans la lumière rasante de fin de journée. Tout ici est d'ailleurs destiné à plonger le visiteur dans un monde faussement authentique. Faut dire qu'ils ont mit le paquet et que ça marche presque! Le petit souk où les tours Eiffel en plastique se font voler la vedette par des Burj Khalifa, les canaux où voguent de gracieuses barques aux allures orientales, les maisons imitation torchis avec leurs armatures en bois, tout y est.

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Ce petit paradis truqué, c'est Madinat Jumeirah... Avis aux amateur. Je dois admettre que j'en fais partie. Un lieu où la magie est artificielle. Un bracelet en "or" la Foirfouille: on sait que c'est du toc, mais c'est tout aussi beau!

Mais revenons au vieux, au vrai. Au souk aux épices qui vous met les papilles en ébullition, aux pierres qui vous parlent un tant soit peu, au chant du muezzin lors de l'appel à la prière, aux marchands de tapis... Des bruits, des odeurs, des couleurs. Eden sensoriel dans lequel aucun des cinq ne se sent floué.

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Cette journée du 16 décembre, 26 ans jour pour jour après que j'ai ouvert mes petits yeux curieux sur ce beau et vaste monde, s'est soldée par une soirée quelque peu mémorable chez des amis de ma cousine. Le thème? Noël, quelle question!? Sapin, dinde, guirlandes, père Noël... c'est bien ça.

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Je me rends compte que j'ai étrangement raconté mes aventures au pays de l'or noir dans le désordre, mais tout y est!

Me reste plus qu'à vous souhaiter une bonne année à tous et à vous donner rendez-vous au pays de l'or blanc dès le 14 janvier!

5 décembre 2011

Douce France... ou pas.

Un retour très attendu... et pourtant. Un indubitable sentiment de frustration, de consternation... de lassitude. Suffit-il d'aller fureter par monts et par vaux pour se rendre à l'évidence? La France, bah c'est plus ce que c'était! Ou est-ce moi qui ne suis plus ce que j'étais? Sans doute un peu des deux. Mais le constat est manifeste, nous ne sommes plus compatibles! Un bilan qui me réjouis et m'attriste à la fois.

Pour la première fois, j'ai peur. Peur de ne pas retrouver à Montréal ce que j'y ai laissé. Peur de prendre une décision que je serai amenée à regretter, de me sentir trop loin des miens et de mon cubi de Saint-Chinian! (Ohh ça va hein!) Les amis rencontrés là-bas rentrent au pays pour ne plus revenir. Tout recommencer. Voilà ce qui m'attend à mon retour en terre québécoise. Excitant! Certes... mais inquiétant!

Chers lecteurs, il est plutôt rare que je me plaigne en ces lignes, mais là, j'en ai grand besoin! Comment garder pour soi pareille déception?! Pis comment on a fait pour tomber si bas d'abord, hein!? Pourquoi on s'sourit plus? On s'salue plus? Pis pourquoi notre maudit président s'est-il fourré dans le crâne de louer deux pandas à la Chine pour la modique somme de 1 000 000 $ par an? Presque drôle tellement c'est bête cette trouvaille là!

Loin de moi (ou peut-être pas tant que ça!) l'idée de me livrer à une violente diatribe de la France au profit d'une apologie du Québec, mais les faits sont là: on est ben mieux la bas! Et si vous m'croyez pas, z'avez qu'à venir voir par vous même!

Voilà donc un peu plus de six semaines que j'ai retrouvé mon pays natal. Et malgré mes nombreuses doléances, je suis dans l'obligation d'admettre que ça va pas trop mal! Effectivement, comment se lamenter trop longtemps quand, par un dimanche ensoleillé, en plein mois de décembre, on se dore la pilule en tenue presque estivale, un ballon de rosé frais à la main, une tartine de tapenade (et une boule de pétanque) dans l'autre, jetant un oeil distrait sur le barbecue d'où émanent de délicieuses odeurs!?

Le 14 janvier, mes bottes fourrées et mon nouveau bonnet entreront à nouveau en contact avec la neige canadienne! Hâte! En attendant, c'est mon maillot de bain que je sors des tiroirs puisque, dans une semaine je barbotterai dans les eaux du golfe Persique! Rendre visite à la cousine à Dubaï... quoi de mieux pour patienter jusqu'au retour?

Moi chanceuse?

 

9 octobre 2011

Aux couleurs de l'été indien

L'été indien... petit regain de bonheur, sursaut estival après la première blagounette de l'hiver. Un bonus en quelque sorte! Le mercure oscille... c'est à n'y rien comprendre. Prête à affronter le grand froid, j'ai sorti et dépoussiéré il y a peu ma tenue de combat: tuque, gants, écharpe, manteau. Je les ai même portés. 3 jours. 3 jours pendant lesquels mon thermomètre affichait 3°. Puis soudain, il remonte. Comme un petit oignon qu'on épluche, j'ai, au fil de ces derniers jours ôté mes "pelures" vestimentaires. Aujourd'hui, dimanche 9 octobre, c'était l'été. 28°. Soleil de plomb. JOIE!

Mais l'été indien c'est aussi la période où tout flamboie! Le rouge, le jaune et le orange deviennent omniprésents. Les forêts sont incroyablement belles dans leur parure d'automne. Et pour mieux en profiter, rien de tel qu'une petite virée hors de Montréal. Deux en fait.

Il y a deux semaines, je me rendais à Québec rendre visite à mes deux compères de road trip rencontrés en Gaspésie. Beaucoup de pluie, peu de temps. La visite du vieux Québec a du être supprimée du programme mais le tour aux chutes du parc de la chaudière a tout de même eu lieu.

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Un peu en avance sur l'arrière-saison, seuls quelques arbres étaient vêtus de leur tenue bariolée. Pour le clou du spectacle, il vous faudra patienter quelques minutes, le temps de lire la suite de mes aventures à Québec. Car ce week-end, c'était également une séance de cinéma qui m'a beaucoup marquée avec "Le café de Flore", un jacuzzi /bière comme au bon vieux temps du Sea Shack cet été,

P1070785(En mode on prend les mêmes et on recommence!)

un montage de tente sous la pluie, à 4h du matin, sur le parking d'une scierie suite à notre incapacité à prendre le volant, une soirée dans un petit bar de village avec cow-girls dansant sur le bar (oui oui comme à la télé!)...

Mais je vous l'ai dit, et je ne vous ferai pas attendre plus longtemps, mes plus belles vues de l'automne c'était à Joliette, petite ville à 45 min de Montréal, où je me suis rendue dimanche en compagnie de mon ancien coloc Pierre-Marc, si fier de sa ville d'origine! 

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Une magnifique journée à 5 jours du grand départ pour la France. Départ d'ailleurs remis en question par une drôle de trouvaille alors que je déambulais dans les rues de Joliette:

P1070893(Pour un rêve à finir, tu dois rater l'avion)

Et si c'était vrai? Pour quelle obscure raison cette phrase (qui m'est clairement destinée! Héhé!) me saute à la figure à quelques jours à peine de mon retour? Quoi qu'il en soit, je le finirai mon rêve. Non pas en ratant mon avion (ça coûte ben trop cher pis de toute façon, mon pays me manque un chouïa quand même...) mais en en prenant un autre en sens inverse dans 3 mois! Alors...

Avant d'en finir avec l'automne, rendons hommage à Montréal qui resplendit dans sa robe carmin brodée d'or. Cette ville que j'aime tant et que je quitte dans précidemment 29h n'a jamais été aussi belle que ces derniers jours.

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Peu de mots... un automne au Québec, ça se vit, se respire. Vivement le prochain!

26 septembre 2011

Dernière ligne droite...

Tout est dans le titre. A moins de 3 semaines de mon retour en France, l'heure du bilan a sonné. Serait-il exagéré de dire que cette année outre-atlantique fut sans doute la plus belle de ma vie? J'imagine que non. J'ai aussi pris pour acquis que plus personne ne me croit car c'est précisément ce que je confesse à chaque retour de voyage... mais là, je vous assure que c'est vrai... du moins je le présume.

Été comme hiver, j'ai passé ici des moments simplement incroyables! Et avouons le: quel meilleur statut que celui de pvtiste? Un an de "je prends un boulot, je le jette, je pars, je reviens, je reprends un boulot, je le rejette, je repars". Une instabilité excitante, des rencontres à foison (quoiqu'un peu limitées à mon goût depuis mon retour à Montréal il y a un mois), des expériences fantastiques, un sentiment de liberté inimaginable! Et ce condensé de bonheur en boîte, ben c'est fini dans 18 petits jours... TRISTESSE! La bonne nouvelle, c'est que je reviens! Avec un autre statut beaucoup moins confortable, certes, mais en janvier, si tout se passe comme je le souhaite, mes pieds fouleront à nouveau le sol québécois. Le "tout" faisant référence à l'obtention d'un nouveau visa de 18 mois grâce à un contrat de travail avec un journal local! Cross fingers les copains! J'en ai besoin!

Deux mois et demi en France... Branle-bas de combat, sortez les poêlons à raclette!! Peut-être le seul aspect négatif de ce pays pourtant (presque) parfait: je suis cruellement en manque de fromage, vin, charcuterie et autres petits délices de la sorte. Trouvables, mais si dispendieux que l'envie de vous le mettre sous la dent vous passe illico-presto. Hâte de retrouver les après-midi d'automne en famille, grignotant quelques châtaignes au coin du feu, les copains Toulousains et Marseillais et tellement d'autres choses! Aaaaaaah douce France...!

Un mois que je suis rentrée de mon fabuleux voyage dans l'ouest. Déjà... Le retour s'est cependant fait en douceur puisqu'après 5h de sommeil seulement, je repartais avec ma troupe de gais lurons Montréalais pour un week-end camping au Lac Saint-Jean, soit à 7h de route de Montréal. Au programme, saucisses et marshmallows grillés, Irène l'ouragan et pied cassé! Autant dire qu'on s'est éclaté comme des p'tits fous! Et puis histoire qu'on se bidonne jusqu'au bout, devinez qui a eu l'immense plaisir de dormir dans la tente d'occaz' toute pourrie qui prend l'eau en plein ouragan? C'est bibi!! Remake de l'inondation de Tofino... en pire, parce qu'à deux dans la tente! Je vous la refais pas... Affaires sous le bras, course jusqu'à la tente voisine, etc. Vous connaissez la chanson!

Arrivés sous le soleil, nous songions naïvement en profiter tout le week end. La lumière est sublime, le lac est calme. L'équipe Will, Alicia, Kévin (rebaptisée la WAK pour l'occasion) débarque la première. Après une marche de 2 km entre la voiture et l'emplacement de tente, nous attendons patiemment l'équipe 2, la Mac Magma, composée de Mag, Kévin bis et Max.

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Ils arrivent! Cela fait 2 mois que je ne les ai pas vu, ça vaut bien un sprint dans le sable, de nuit, pour leur sauter au cou! C'était sans compter sur la grille de barbecue (en fonte massive!) des voisins qui s'est chafouinement interposée entre nous, attrapant mon pied au vol et me faisant culbuter la tête la première dans le sable. Radical: mon pied change de couleur et double de volume en 30 secondes. Nous sommes arrivés il y a 4h à peine, la voiture est garée à 2km, je suis ravie et dans l'incapacité de poser le pied par terre! Lendemain matin frileux... humide et douloureux! Mais nous persistons.

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Fort heureusement, la deuxième soirée fut bien plus agréable et nous avons pu allumer un feu digne de ce nom et dégainer les saucisses à hot-dog.

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Rien à signaler depuis... La vie à Montréal a reprit son cours. Entre petites sauteries diverses et variées, boulot au Petit Fourneau une dizaine de jours et agréable routine. Il fait beau. Les feuilles d'érable rougeoient doucement. La folle atmosphère estivale retombe peu à peu. Les touristes ont quitté la ville comme les rats quittent le navire, nous abandonnant à la quiétude de l'automne. Ça sent la fin... à plein nez même.

En parlant d'automne, il se trouve que je me suis adonnée il y a peu au passe temps favori des familles Québécoises le dimanche après-midi: aller au verger cueillir des pommes avec l'ami Nicolas, après une petite balade dans la forêt autour de lacs.

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P1070687Fort plaisant!

Dans 3 jours, voyage à Québec City où je vais rendre visite à des amis rencontrés en Gaspésie cet été! Sans doute ma dernière excursion. En attendant mon retour parmi vous, portez vous bien!

 

31 août 2011

Beautiful British Colombia!

Me voilà, une fois encore, confrontée à la lourde tâche qu'est la rédaction d'un article. Trois semaines de silence et déjà le sentiment de m'être laissée submergée par les évènements. Trois semaines intenses, seulement rythmées par mon nouvel adage: "oui, je peux voyager en solitaire!"

Je vous laissais donc, il y a peu, aux portes de Vancouver. Entrons-y dès maintenant, ça vaut le détour! Enchevêtrement de contrastes, cette ville a quelque chose d'exaltant! Son cadre est sublime. L'océan Pacifique (que je contemplais pour le première fois!) côtoie les forêts denses qui rivalisent, par leur hauteur, avec les buildings, eux même ridiculement petits face aux monts enneigés qui ceinturent la cité.

P1070216(Je précise un truc tout bête mais certains de mes fidèles lecteurs l'ignoraient... si vous cliquez sur les photos, elles sont bien plus grandes! Et on les voit ben mieux! J'dis ça, j'dis rien!)

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Mais Vancouver c'est aussi une découverte abracadabrante: Wreck beach! Une plage où puritanisme et convenances prennent une sacré claque! Située sur le campus de l'Université de British Colombia, elle accueille un joyeux melting-pot... de gens tout nus! Mais pas que! Sans le haut, sans le bas, en tenue d'Eve, en imperméable, en poncho... peu importe tant qu'on s'amuse! Des vieux hippies, des étudiantes, des stands de bouffe péruvienne, de vêtements en chanvre, des guitares, des percus, l'odeur suave des joints qui tournent, celle, plus acre, de la bière qui coule à flot, un coucher de soleil... et toujours les montagnes. Tiens! Un monsieur joue de la trompette... tout nu. Ah et lui là bas... qui fait de la balançoire! Tous les tableaux les plus cocasses sont réunis à Wreck beach.

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Les photos n'y sont malheureusement pas tolérées... Les quelques unes prises à la va-vite ne donnant pas grand chose, je laisse à votre imagination le soin de vous emmener là bas!

C'est le lendemain de cette belle journée que Floriane me quitte. S'ensuivent deux jours au fond du gouffre, entre larmes et remise en question. Mais une Alicia qui se respecte, c'est une Alicia qui rebondi et qui fonce! Ni une ni deux, je quitte l'appartement dans lequel j'étais hébergée et me dégote une auberge de jeunesse. La priorité? Ne pas rester toute seule! Choix qui s'est vite avéré être le bon puisque quelques heures plus tard je mangeais un gros burger avec ma coloc de chambre!

Le lendemain, c'est notre ami Paul, cycliste rencontré dans les Rocheuses trois semaines plus tôt qui me retrouve. Il deviendra vite celui que j'appellerai "mon petit Anglais"... Nous prenons le ferry pour Vancouver Island et y passons deux jours ensemble. Island View... un petit camping rudimentaire sur une jolie plage... il ne m'en fallait pas plus pour être aux anges!

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Son vélo n'étant pas compatible avec mes pieds et mon pouce, nous nous séparons rapidement... peut-être un peu trop. Me revoilà livrée à moi même. Je fais fi des "règles" de sécurité établies jusque là et reprends le stop en solitaire direction Victoria, capitale de l'île.

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J'en retiendrais deux choses: le meilleur fish'n chips ever, et ma rencontre avec Jacob, un Suisse longeant la côte ouest américaine. J'y prends le bus pour la seule et unique fois de mon voyage. Cap sur Port Alberni. Petite ville sans grand intérêt mais dans laquelle je suis tout de même restée 3 jours! La petite auberge du Fat Salmon s'est muée en home sweet home au moment où j'en avais le plus besoin. Balade en forêt, farniente et baignade à la rivière. Je me repose et apprends à apprécier ma propre compagnie. J'y fais aussi l'affaire du siècle en m'y dégotant une tente d'occasion à 12$! Yihhhaaa! Je vais pouvoir reprendre le camping! Et ça me ravie!

La solitude m'apparait tantôt comme un don du ciel, tantôt comme le pire des fardeaux. Pas de demi-mesure quand on est en voyage! C'est bien connu. J'ai cependant grandement apprécié le fait que personne n'assiste à une scène déplorable survenue dans la forêt! Le ridicule m'aurait foudroyé sur place, quoi qu'on en dise! Les nerfs un peu mis à rude épreuve par le silence pesant et la moiteur régnant dans ces sous-bois, je suis aux aguets et marche en chantonnant afin d'éloigner tout prédateur éventuel tapi dans les fourets. La végétation est dense, essentiellement composée de fougères géantes, de lianes, de mousse et de grands pins. Je suis perdue et ne retrouve pas le sentier sensé me reconduire à la route. C'est cet instant précis qu'a choisi une bestiole pour me poursuivre pendans plusieurs longues minutes, m'obligeant à taper un sprint entre les arbres pour tenter de la semer. Un loup? Un ours? Un écureuil? Que nenni! Une mouche à merde les amis! Oui! Une simple mouche à merde (mais une vraiment grosse!) a réussi à me faire prendre mes jambes à mon cou ! Son bourdonnement insupportable, son empressement à se jeter sur mon visage, à frôler mes oreilles... ç'en était trop! J'en aurais presque pleuré! Mais, je ne le répèterai jamais assez, le contexte initial était angoissant!

Bref! Un accueil des plus chaleureux, une petite gang de Français, dont une jeune fille, Soline, rencontrée un mois plus tôt en Gaspésie! Rien ne sert de courir le monde, il est incroyablement petit! Nous passons également deux jours ensemble et prenons le bateau pour Ucluelet, petite cité balnéaire à l'entrée du Pacific Rim national parc.

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J'y séjourne pendant 3 jours et y rencontre Stephan, un Allemand d'une quarantaine d'année en voyage depuis 2 ans, avec qui je pars en stop le lendemain. Sur notre petit panneau: TOFINO!

C'est dans ce petit Eldorado que s'achèvera mon voyage 5 jours plus tard. Ils sont formels dans mon guide: "Tofino est peuplé d'un mélange de hippies, de surfeurs, d'activistes écologiques, de pêcheurs et d'autochtones". Touristes en sus et on y est!

Le gars à qui j'ai acheté ma tente quelques jours plus tôt m'a parlé d'un vague plan ou dormir pas cher à 30 minutes de marche du village. Toutes les auberges étant complètes et de toute façon hors de prix, je pars en quête de ce spot mystère. Mon seul indice: Mac Kenzie Beach Road... C'est peu... mais finalement suffisant. Tout le monde connaît Poole's land par ici! Un énorme site au milieu de la forêt pluviale (sorte de forêt tropicale), hébergeant une communauté hippie vivant de je ne sais trop quoi. J'entre là dedans, me demandant où je suis encore tombée lorsqu'un vieux garagiste rabibochant un camping-car du même âge m'interpelle:

-"Tu peux planter ta tente où tu veux. 10$ si tu files un coup de main d'1h par jour, 20 si tu travailles pas. Va t'installer!"

C'était donc vrai! Je sillonne le site, ravie, croisant une hippie me demandant un briquet pour brûler son PQ, un jeune homme guitare sur l'épaule et des tonnes de sourires. Je m'installe là:

P1070436(Et regretterai vite ce choix, mais c'est une autre histoire)

J'y rencontre très vite Camille, un jeune Français arrivé en même temps que moi. Nous sommes mis au travail tout de suite. Tâche du jour: ramasser du petit bois et l'entreposer au coin feu. Après une petite bière partagée et bien méritée, nous rejoignons la plage pour un énième coucher de soleil sur le Pacifique.

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La balade du lendemain fut également sublime. Long beach: 11 kilomètres de sable blanc. Désert. Marée remontante.

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P1070531(Gloups!)

Puis retour au camp pour notre tâche quotidienne... C'est une mission jardinage toute particulière qui nous attend, puisque nous n'avons planté ni des choux, ni des carottes si vous voyez ce que j'veux dire, dans les jardins communautaires! Nous y rencontrons Nico, autre Frenchie, clown activiste à ses heures, baroudeur en ce moment, avec qui nous formerons désormais un inséparable trio.

Réveil sous la pluie le lendemain! Aïe! La journée s'égrenne doucement... Ma tâche quotidienne est toute pourrie: trier une brouette de vis et de clous rouillés... je ne suis heureusement pas seule et papote à tire larigot avec qui veut bien m'écouter! La nuit qui suit est cauchemardesque! Un peu pompette, je m'en retourne à ma tente sous une pluie battante! Très mauvaise surprise, elle est pas du tout étanche ma super tente d'occaz'!! Une petite piscine s'est formée sous mon tapis de sol, inondant mon sac de couchage et il pleut sur ma tête! Je râle, je pouffe, j'évalue la galère... et fini par faire un gros tacos avec toutes mes affaires et tenter le tout pour le tout. Il fait nuit noire, il pleut à torrent, je cours comme une dératée (n'est ce pas maman!) jusqu'à la tente une place et demi de Camille, priant pour qu'il ne dorme pas! C'est qu'elle est quand même pas tout près sa tente! Il finit par me tirer d'affaire et je dors finalement au sec!

Poole's land c'est tout un tas de logements farfelus. Emplacements de tente et cabanes dans les arbres, salon avec poêle à bois dans un vieux van, abri de fortune dans la forêt. Un joyeux bric à brac qui se découvre au fur et à mesure du séjour tellement le site est étendu.

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Et ma cabane dans les arbres... J'y ai passé une merveilleuse soirée avec Nico et un Allemand rencontré le jour même. Et nous avons fini par nous y endormir pour le restant de la nuit... La pluie tombant sur le toit, le feu craquant dans le poêle, quelques couvertures sur le sol. Il fait chaud, ça sent bon...

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Je repars un peu tristoune... en stop avec l'ami Camille jusqu'à Naïnamo, où je reprends le ferry pour Vancouver, puis l'avion pour ma chère et tendre Montréal.

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Bilan de cette incroyable aventure... 6500 km sur le pouce. Ca donne à peu près ça:

road trip canada
Un mois en compagnie de ma petite Flo. 3 semaines en solitaire. Deux voyages en un. Magiques, différents. Quelques amourettes, volontairement passées sous silence, car loin de moi l'idée de vouloir transformer ce blog en journal intime! Des centaines de rencontres, des drôles, des déchirantes, des absurdes, des inénarrables... mais toutes belles à leur façon. Et un retour. Nostalgie... un peu. Et excitation. Retour vers le "connu".  Le confort aussi! La tente ça va un temps!

Et bientôt ma contrée natale. France... me revoilà dans un mois et demi.

En attendant, devinez quoi les amis!? J'ai retrouvé du travail à Montréal... au Petit Fourneau!! Round 3!

A bientôt!

 

8 août 2011

Des hauts et des bas...

Comment trouver un titre à l'article qui va suivre? Fort en émotions et en rebondissements... c'est le moins qu'on puisse dire! Ces 10 derniers jours furent pour le moins chaotiques! Mais commençons par le commencement...

La dernière fois que j'entreprenais de vous narrer mes folles aventures, mes pieds foulaient encore le sol de Calgary. Nous nous apprêtions à prendre la route... une nouvelle fois. Notre direction? Les plus que fameuses Montagnes Rocheuses. Je préfère vous prévenir tout de suite, je vais très vite être à court d'adjectifs pour vous les décrire. Si nous nous référons au dictionnaire des synonymes, ça donne quelque chose du genre: somptueux, magnifique, époustouflant (hihi! Je l'aime bien celui là!) majestueux, splendide, superbe, sardanapalesque (???) (si, si je vous assure, sardanapalesque). Ok, après vérification, ce dernier est un peu hors sujet... mais il me plaît aussi. Il restera donc là! Fidèles à leur réputation elles sont, je pense pouvoir le dire, la plus belle chose qu'il m'ait été donnée de voir.

La langue française n'étant pas assez riche pour décrire de tels paysages, me voilà encore une fois contrainte et forcée de vous assaillir de photos! Sachez qu'elles ne rendent compte que d'une infime part de la beauté des lieux. Tout est dans la couleur et dans l'immensité. Les arbres y sont plus verts qu'ailleurs, les lacs plus bleus, la neige plus blanche, les rivières plus pures. Les glaciers sont saisissants, autant par le froid que par la puissance qu'ils dégagent. Les animaux sauvages abondent. Ours, cerfs, wapitis, caribous... Oui vous avez bien lu, j'ai vu mon 1er (et unique) ours!! Allez, je commence par lui!

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A tout juste 20m de nous, à la sortie du camping. Petit moment de panique... Réflexion accélérée: "Ok. Leçon 1: quel comportement adopter face à un ours? Ah oui, ah oui! Faire la morte! Hm... Dois-je vraiment me jeter par terre simulant une mort subite? Il va trouver ça  louche... Ah non, ça c'est pour le grizzli! Ma leçon 2 m'a appris que celui là c'est un ours noir. Faire plus de bruit que lui et se montrer impressionnant. C'est ça le truc. Mais oui mais il me regarde même pas... il broute le con! (Promis, je l'ai vu brouter!). Ok, ben je prends des photos puisque c'est comme ça! La leçon 3 était pourtant formelle: n'essayez jamais d'approcherun animal pour le photographier. Mais c'est bien connu, les touristes, ça fait n'importe quoi". CLIC! C'est dans la boîte! Il a, de toute façon, passé son chemin sans même nous jeter un regard alors...

Côté paysages, la petite rivière qui bordait notre camping et qui nous gratifiait de son doux clapoti ressemblait à ça:

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 Mais les Rocheuses sont avant tout connues pour le Lac Louise et sa couleur hors norme, un bleu lacté, tirant sur le blanc.

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On voit d'ailleurs mieux sa couleur d'en haut:

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Une rando à partir de ce sublime lac nous a mené au plus beau panorama qui soit. Après avoir transité par ce lac:

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Et celui là:

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Paf! Prends ça dans la figure! Magique.

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Mais c'est du lendemain dont je suis le plus fière! 17km, 8h de rando, dans des paysages à couper le souffle dans tous les sens du terme! Le col sentinelle nous en a fait voir de toutes les couleurs! Je pense que le mieux reste, une fois encore de suivre nos pas en image...

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L'objectif? Monter tout la haut... La petite balade de grand-mère s'est vite transformée en trek infernal dans les éboulis! 900m, soit 1h30 d'ascension! Mes jambes et mes bras s'en souviennent encore.

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Marcher dans la neige sans les chaussures appropriées... cauchemardesque aussi! Surtout quand cette neige est à flanc de montagne et donc bien évidemment plus que pentue!

- Flo: "On renonce?"

- Alicia: "Nooooon jamais!!"

Et bien heureusement car la vue du col était juste incroyable!

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Et à l'arrivée... le lac Moraine et sa couleur indescriptible:

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Mais le Lac Louise c'est aussi Paul.

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Un jeune British qui se fait l'ouest canadien en vélo. Rencontré au camping grâce à une astucieuse idée mise en place par les campings eux-même: permettre aux bourlingueurs en sac à dos et aux cyclistes de partager des emplacements de tente pour réduire les coûts et faciliter les rencontres.

Après 3 jours à cet endroit, cap sur... on ne sait pas trop en fait... L'idée? Partir en stop vers le nord et aller là où notre chauffeur ira! C'est Dale et Hau-Wei, 2 frangins Sino-américains qui nous embarquent. Ils vont à Jasper. Soit. C'est donc là que nous irons aussi. La route est incroyable. Considérée comme l'une des plus belles du monde, elle offre un spectacle hallucinant, dont le glacier d'Athabasca fait partie!

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Ça c'était juste avant la tempête de glace/neige/pluie qui nous a contraint à rebrousser chemin. Un moment surréaliste!

Ah pis le canyon Maligne c'était assez fou aussi!

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Bon la petite session animaux est indispensable parce qu'ils sont partout et décidément ben trop cute!

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Nous passerons 2 jours avec Hau-Wei et Dale.

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Puis les séparations... dures, encore une fois. Direction Vancouver. Et puis non, finalement. Flo a une idée toute autre... aller cueillir des cerises dans la vallée de l'Okanagan! Yiiiipaaah! C'est parti! Changement d'itinéraire. Kamploops, Kelowna, et enfin Osoyoos. Des auto-stoppeurs en sac à dos partout, un lac immense et baignable (enfin!!), de la chaleur (enfin aussi, car j'ai oublié de mentionner que dans nos très chères Rocheuses, la température descendait en dessous de 0° la nuit! Sous la tente... ça pique!). Bref, nous avons trouvé notre paradis... qui se muera vite en enfer et que nous quitterons 2 jours plus tard avec Darlene et Keith, couple quinca nous ayant pris sous leur aile et emmené faire du bateau sur la lac!

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Je passe un peu vite sur Osoyoos, mais sachez que ce fut sans doute l'étape la plus galère de notre fantastique périple. Campings complets ou hors de prix. Nous optons donc pour le hors de prix, soit 42$ l'emplacement le plus pourri qui soit en plein soleil, étriqué entre la route et un camping-car. Rues désertes le soir alors que nous pensions y festoyer. Trop chaud... beaucoup trop chaud. Car Osoyoos c'est aussi le début du désert du Nevada. Aridité extrême, cactus, serpents à sonnettes, la joie quoi! Et le stop n'y marche pas... après avoir tenté se s'en échapper en restant 2h sur le bord de la route, en plein désert donc, pouce en l'air et sans eau, nous nous voyons dans l'obligation d'abdiquer. C'est ça ou on retrouvera nos carcasses sur le bord de la route quelques jours plus tard! Mais un problème persiste: comme je l'ai dis, tous les campings indiquent: "no vacancy". Après avoir passé 3h sur la plage avec les SDF du coin, nos anges gardiens Darlene et Keith viennent nous chercher, nous hébergent dans leur camping et nous emmènent à Vancouver le lendemain. Alléluia!

Nous voilà donc à Vancouver et c'est là que ça se corse... chamboulement total, Flo, ma comparse m'annonce qu'elle me quitte pour rentrer en France. Sans aucune préparation psychologique, j'avoue que ça fait un choc... Orpheline à l'autre bout du monde... c'est un peu comme ça que je me sens en ce moment même... Alors qu'il nous restait un mois de voyage, me voilà dans l'obligation de reconsidérer quelque peu mes plans. Plus de tente, plus de stop... mon budget va sérieusement en pâtir... Mais j'entre-aperçoit peut-être la lumière au bout du tunnel. Notre ami Paul rencontré dans les Rocheuses m'a justement écrit hier et pense me rejoindre d'ici peu. En attendant... à moi Vancouver et ses sushis à volonté, son océan pacifique et ses plages nudistes... mais ceci est une autre histoire les amis...

27 juillet 2011

Toujours plus a l'ouest...!

Traverser le Canada en stop... certainement l'idée la plus saugrenue qu'il m'ait été donné d'avoir. Mais aussi la meilleure. Sans aucun doute! 5600 km, sur le pouce, remontant cahin-caha la transcanadienne. L'Odyssée de toute une vie...! Débutée en compagnie de Lise et Gaetan, nos quinca délurés roulant en Cadillac décapotable, notre traversée prend un tournant décisif a Sudbury, ville dans laquelle ils nous déposent après que nous ayons passé 2 jours chez eux. Jetées sur l'autoroute 17 par un Canadien mi-cow-boy, mi-fermier en pick-up, nous sentons poindre un soupcon d'appréhension...

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Beaucoup de camions. Et qui dit camions... dit routiers! Regards salaces a tour de bras, coups de klaxons étourdissants. Moi peur? Une prière, adressée a qui veut bien l'entendre... (ma comparse de road trip Floriane, témoin de cette scene incroyable, vous assurerait sa véracité!)  "Cher toi, je voudrais sortir de ce bourbier au plus vite. Et puis tant qu'a faire, je souhaiterais être prise en stop par 2 gars sympathiques dans un van. Amen!" Croyez le ou non, pas moins de 5 minutes plus tard, un vieux camping-car branlant s'arrête a une centaine de mètres de nous. Je cours. L'espoir me donne des ailes! Coup d'oeil a la plaque d'immatriculation: le véhicule vient du Quebec! Ce ne sont pas 2, mais 4 gars, Français de surcroît, qui m'ouvrent la porte et nous invitent a monter. 

Le rêve peut commencer! Théo, Maxime, Edouard et Florian nous emmèneront jusqu'a Winnipeg, soit environ 1500 km plus loin. 4 joyeux drilles rejoignant doucement (camping car des années 80 oblige!) San Francisco. Doucement est un faible mot... puisque nous avons mis 6 jours pour parcourir cette distance! 

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Lui, derrière eux, c'est Many. Many le mammouth. Il parait que ça lui va bien. Je trouve aussi. Vautrés sur les banquettes, les journées s'égrènent au rythme des secousses et de la musique, toujours appropriées aux paysages qui défilent. Des lacs et encore des lacs. A chaque virage, la surprise d'en découvrir un encore plus beau que le précédent. Arrêts baignade et camping en fin de journée. La vie est belle! (N'est-ce pas Yves?) 

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(Pour Catherine!)

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Mais tout ca c'etait avant le drame...! Les saligots nous ont fait le coup de la panne! Et pas qu'a moitié! 

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Au beau milieu de l'autoroute, dans le trou du cul du monde (oui, on peut le dire, quand la dernière ville qu'on ait traversée est a 100 km et que la prochaine est a 150...), sans réseau, sinon c'est pas drôle. Heureusement pour nous, il fait jour et beau... Mais c'était justement trop beau pour durer. Floriane et Maxime prennent les choses en main et partent chercher du secours avec un gars qui s'est gentiment arrêter pour nous aider.. Contre-temps des plus regrettables, notre héros place la cage de Tiger, son chat, dans la benne du pick-up pour faire de la place a nos amis... C'était sans compter sur le vent, les secousses et la détermination du félin a se faire la malle! Plus de Tiger! Pfiout... envolé apres seulement 200m de route! Si l'on prend en compte le fait que ce jeune homme avait une hache dans sa voiture et que c'était un tout petit peu de notre faute, j'ose a peine imaginer l'état de nos deux amis dans la voiture. Le gars fini par se calmer. De toute facon c'était le chat de son ex, alors... 

Pendant ce temps au camping-car...

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On prend les choses avec philosophie! Remarquez tout de même que le ciel se couvre. La pluie interrompra d'ailleurs rapidement notre chicha, vite suivie par un redoutable orage. Là ça devient moins drôle. 3h que nous sommes là, la nuit est tombée, le tonnerre gronde, les éclairs strient le ciel et nous sommes toujours sans nouvelles de nos amis sensés nous sauver! Ils finissent par revenir avec Sean... Pour la faire court (parce que ce gars mérite un article a lui tout seul), Sean, c'est lui:

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Farfelu, bavard, mystique, photographe, collant, et un peu flippant... Il reste avec nous jusqu'a l'arrivée de la dépanneuse pour nous reconduire a la ville dans sa voiture. Ça tourne au film d'horreur. Tous les 7 dans le camping-car, la chaleur est étouffante, les moustiques s'en donnent a coeur joie, l'orage se rapproche toujours un peu plus, les camions, lancés a pleine vitesse sur l'autoroute nous distinguent mal dans la nuit et nous frôlent dangereusement, ce gars étrange distille une sorte de tension sur nous tous, il est 1h du matin (nous sommes la depuis 19h). Soudain, l'espoir renaît!! La dépanneuse est enfin la! Alléluia! 

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Many est remorqué sous les éclairs. Nous exultons! 

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Inutile de dire que ce moment restera un de mes préférés! Après coup, bien entendu... 

Nous passons donc la nuit sur le parking du garage de la ville de Sault-Sainte-Marie avant de repartir le lendemain, avec un alternateur tout neuf!

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Puis le moment tant redouté: l'arrivée a Winnipeg et la séparation. Sous la pluie, histoire que ce soit encore plus triste. Il est 19h, le temps est atroce, nous cherchons une station essence ou ils nous déposeront afin que nous reprenions le stop. J'ai peur. Je craque! La tension est palpable dans le camping-car... Ultime décision, nous passons une dernière nuit avec eux et reprendrons le stop demain. Changement radical! Comme si le ciel nous avait entendu! Les nuages se dispersent, nous sortons de la ville sous une lumière surréaliste. La tension se relâche. 

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Nous partons tout de meme le lendemain. Je suis triste! Tellement triste! La reprise du stop est dure apres 6 jours de luxe, calme et volupté! Mais on est chanceuse ou on l'est pas! Une autre priere plus tard et c'est Joy, une motarde qui porte bien son nom, et ses copains qui nous embarque dans son pick-up jusqu'a Calgary, notre destination finale! Cette fois, les 1500 km sont parcourus en 1 jour et demi. 

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Les paysages changent. Fini l'Ontario. Nous traversons le Manitoba et le Saskatchewan... les grandes prairies. A perte de vue, des champs aux teintes variées. J'ignorais qu'un tel panel de brun, de jaune et de vert était possible! 

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Nous voila donc a Calgary depuis 2 jours.

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Next stop: Les sublimes montagnes Rocheuses, leurs lacs, leurs fjords et glaciers et leurs promesses d'aventures nouvelles...!

 

17 juillet 2011

Gaspesie je t'aime!

Déjà 2 semaines que notre bonne étoile nous accompagne sur les routes Gaspesiennes! La région semble nous aimer autant que nous l'aimons. Des milliers de rencontres, des tonnes de souvenirs... Comment vous narrer tout ça alors que le temps m'est compté (et que j'en perd un fou avec ce clavier américain!)?

Quelques mots et beaucoup de photos... seul moyen de vous faire part de notre incroyable voyage!

Premier constat: maintenir un programme relève de l'impossible! A la base, une idée: faire le tour de la Gaspesie, petite péninsule au nord est de Montréal. "2 jours par auberge et en voir le plus possible", tel était notre adage! Au final? 3 nuits dans la première a Sainte Anne des monts, petit coin de paradis en bordure de mer. Un spot grano, comme on dit chez nous! Des hippies, des yourtes, un tipi, le tout agrémenté d'un jacuzzi sur la plage, d'aurores boréales, de couchers de soleil somptueux, de baleines s'ebrouant joyeusement sous nos yeux et de gens merveilleux!

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Puis cap sur L'Anse au Griffon. C'est Leon, un quinquagénaire Français, farfelu et faux bougon qui nous ramasse sur le bord de la route alors que nous tendons le pouce. Nous n'en repartirons qu'une semaine plus tard accompagnées des 2 joyeux lurons qui m'entourent dans le jacuzzi et avec qui nous avons voyage une semaine pour finalement revenir a la première auberge qui nous manquait ben trop! Pêche au maquereau, rando, baignade et sieste... what else!?

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Magnifique levé de soleil a l'anse au Griffon

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Auberge de Griffon Aventure

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Parc national de Forillon

Mais l'experience qui m'a marquée a jamais est tout de même un peu plus cocasse:P1060309

Après avoir moi même revêtu mon p'tit costume de phoque, 2h de nage avec ceux qui deviendront nos plus grands copains!!

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(J'ai pique la photo sur un site mais j'aurais aussi bien pu prendre la même!)

Un moment simplement magique uniquement altéré par les larmes de bonheur emplissant mon masque et l'eau s'infiltrant dans mon tuba a cause de mon sourire béat!! Une danse avec les phoques, petits chiens d'eau qui viennent jouer avec tes palmes et te tourner autour, ça n'a pas de prix! Magique!

Après 2 semaines de rêve en terre gaspesienne, l'heure est venue pour nous de reprendre la route. Direction l'ouest canadien, et sur le pouce s'il vous plaît!

La encore la chance semble nous accompagner! Ramenées jusque dans les Laurentides par l'un de nos compère de route qui nous a également offert le gîte et le couvert, nous reprenons le stop. Quitter Montréal ou l'un de nos chauffeur nous a déposées s'est vite avéré infernal, mais l'attente en valait la chandelle! C'est avec Lise et Gaetan, couple sexagénaire déluré vivant près d'Ottawa que nous embarquons. Un condense de gentillesse et de générosité! Après 2h de route alors que la séparation est proche, nos parents de substitution nous proposent de nous héberger pendant 2 jours pour ensuite nous conduire 600 km plus loin! Adjuge vendu! Nous voila donc comme a la maison depuis hier soir, mangeant au restaurant avec leurs amis, nous baladant en Cadillac de 1966 et profitant de nos merveilleux hôtes!

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Loin d'etre satisfaite de cet article écrit a la va vite, il a au moins le mérite de remettre les pendules a l'heure! Trop de chose a raconter. Trop peu de temps pour le faire!

Nous reprenons le stop demain direction Calgary! La suite des aventures d'ici peu!

20 juin 2011

Saint-Donat... ou le pays de cocagne!

Le rêve américain? Que nenni! C'est dans un petit coin reculé du Québec que se niche l'Eldorado. Notre terre promise... jardin d'eden ou 3 Eves et 7 adams (3 Blanches neiges et 7 nains?) ont élu domicile le temps d'un week-end épique, serpent en moins, mouches noires en sus! (bon pis des burgers à la place des pommes, mais dois-je le préciser...?)

Dix joyeux drilles donc, prenant la route vers un chalet à Saint-Donat. Certes, le nom du bled aurait pu vendre un peu plus de rêve... Avant le grand départ, chacun y allait de son cliché d'apprenti Québécois. A grand coup de stéréotypes, nous refaisions le lieu avant même d'y avoir mis un pied. "Moi je veux un vrai chalet en rondin de bois!", "et moi un ponton pour sauter dans le lac", "Oh oui, oh oui et des orignaux", "et des ouuuuuuuuuurs!!".

Certains ont vu leur rêve balayé en un clin d'oeil. D'autres ont eu plus de chance. Mais il y eu finalement consensus: cet endroit, c'est l'paradis ou j'm'y connais pas!

Conquis dès le premier soir! Une fête mémorable, une baignade dans la brume aux aurores, un lever de soleil sublime...

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Le lendemain, l'escadron des rameurs du dimanche s'est lancé à la conquête du lac. Une excursion qui s'est vite muée en véritable croisade... contre les fameuses mouches noires (ou mouches à chevreuil). La taille d'un moucheron et pourtant si féroces! Leur arsenal? Des dents pointues et tranchantes (quoi d'autre vu les piqûres!?) Leur technique de destruction de l'ennemi? Le dépecer vivant!! A chaque morsure c'est un millimètre carré de votre peau qu'elles embarquent entre leurs petites dents démoniaques! Ca saigne, ça gratte, c'est l'horreur! Les moustiques à côté c'est des blagues carambar! Donc, non seulement mon décolleté ressemblait à un steack haché, mais en plus j'ai failli rentrer chauve! Une bougie, un éclat de rire (avec un balancement de tout le haut du corps en arrière pour ceux qui me connaissent...) et paf! Une flambée sur ma tête! Heureusement arrêtée à temps par un ami un peu plus réactif que les autres qui m'a bondi dessus! Mais trêve de catastrophes... Canot, kayacs, pédalo, une ribambelle d'embarcations et dix fiers matelots... un tableau des plus exquis!

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Le reste du séjour s'est écoulé tout aussi paisiblement... entre barbecues, petites bouffes, bouquinage au soleil sur la terrasse et courtes nuits. 

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P1050970(La vue de la veranda... et le pontooooooooon!!)

Un week-end merveilleux, un coin de campagne magnifique... comme une envie d'éternité! Le retour à Montréal pique un peu. Mais, Saint-Donat un jour... Saint-Donat toujours! Nous reviendrons... Inch'Allah.

24 mai 2011

Y'a d'la joie!

Bonjour bonjour les hirondelles! Aaaaah le printemps! Je crois savoir que c'est déjà de l'histoire ancienne pour vous, chers compatriotes, et que la saison estivale s'est imposée bien vite. Et bien ici, le printemps vient tout juste de pointer le bout de son nez! Et ça fait un bien fou! Tout est beau, tout est vert! Montréal est décidément une ville faite pour le vert! Il lui sied à merveille, la rendant délicieuse. Somptueuse!

Les arbres sont partout. Jamais je n'en ai vu autant au sein d'une agglomération aussi importante. A touche-touche, dans chaque rue, se côtoient érables, lilas et autres feuillus transformant chaque artère un brin étroite en tunnel verdoyant percé de quelques rayons de soleil... magique! Ajoutez à ça quelques effluves sucrées de fleurs variées et maintes fragrances de viandes grillant doucement sur les balcons. Il n'en faut pas plus pour me coller un sourire béat sur la figure! Comme un phoenix, une ville qui renaît lentement de ces cendres neigeuses...Et moi de même! Je revis et m'épanouis comme une petite fleur au soleil!

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P1050635(Ces photos ont été prises dans ma rue mais elles sont toutes aussi belles!)

Un temps quand même un peu instable et plus de pluie que de soleil pour le moment mais j'ai bon espoir!

Et puis comment ne pas être au comble de l'excitation quand un fabuleux voyage nous attend dans à peine un mois? La page Montréal va lentement se tourner... cap sur l'ouest! Un road trip de 3 mois à travers tout le pays.

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Un petit aperçu de mon (ambitieux!?) itinéraire... qui reste malléable et qui dépendra pas mal des rencontres et autres aléas. Au petit point le plus à l'est, la Gaspésie, réputée pour être la plus belle région du Québec. Kayac de mer avec les baleines, baptême de parapente, treks dans les parcs nationaux... Un petit programme des plus alléchants. Le point le plus à l'ouest? Vancouver Island! Paradis des surfeurs (et donc un peu le mien! Héhé)!! Mais avant ça, les montagnes Rocheuses! Peut-être le clou du spectacle... Des lacs aux couleurs surnaturelles, des forêts interminables, des glaciers et des fjords. Rando, camping avec les ours? Et puis ça c'est juste pour vous narguer un peu:

lac_moraine1(Non, la photo n'est pas trafiquée et oui, dans un peu plus d'un mois c'est moi dans le petit kayac rouge, là en bas à droite!! Wouhou!)

Puis le Yukon. Territoire le plus au nord du Canada, proche de l'Alaska. Là, à moi les aurores boréales, les routes désertes aux allures de bout du monde... et les bûcherons un peu rustres à ce que l'on dit! Un voyage prometteur et des plus excitants que je vais effectuer avec une inconnue (sinon c'est pas drôle!) rencontrée sur un forum de voyage. Vos amis ne souhaitent pour se joindre à vous? Passez une annonce sur divers sites dédiés au voyage et dégotez-vous une comparse de road trip aventurière!

Camping et stop les jours de disette, auberge de jeunesse et bus les jours de fête! Mon nouveau leitmotiv!

Fiou fiou fiou! Ca fait frétiller les gambettes tout ça! Impatience quand tu nous tiens!

Tenir ce blog à jour risque de s'avérer quelque peu ardu. Je vous demanderai donc patience et indulgence!

Quitter Montréal va tout de même me fendre le coeur... mais c'est là que je vous fais part de la grande nouvelle! J'ai décidé de prolonger ma vie québécoise d'un an et demi! Renouvellement de visa et c'est reparti pour un tour après une petite parenthèse française de 2 mois.

Voilà les amis, je pense que vous savez tout... ou presque! J'allais oublier! Il a bien fallut que je me dégote un autre boulot en rentrant de New-York... me voilà donc pâtissière... au Petit Fourneau! Une impression de déjà vu? Eeeeh ouiiii! Back to the roots!! Mon ancien patron m'a gentiment réintégré à l'équipe! Re-à moi gâteaux et autres mets affriandants! Yiiiipaaaah!

Printanièrement,

Alicia

21 avril 2011

I want to be a part of it... New Yoooooork!

Je sais je suis impardonnable! Presque 2 mois sans nouvelles alors que ces derniers jours ont été forts en émotions et en aventures! Après un retour "surprise" de deux semaines en France... histoire de faire le plein de famille, amis, magret, vin rouge et autres délices de notre chère contrée, direction la grosse pomme: New-Yoooooooooork!!!

New-York, c'est grand et fou. Ce n'est un secret pour personne. Mais New-York, c'est surtout inénarrable! Que fais-je donc ici, tambourinant sur mon clavier? Je me lance tout de même en me disant que, photos à l'appui, je parviendrai sans doute à vous faire part de quelques bribes de ce séjour extravagant et insensé!

Dans ce là-bas chimérique, les scènes clichés se suivent et s'imbriquent donnant l'éternelle impression d'être figurant dans je ne sais quel film américain. On se la joue Sex and the city sur la 5e avenue, on donne la réplique à une nounou d'enfer sur Broadway (je n'assume qu'à moitié mes références!), et on revit Men in black au musée Guggenheim! Le décor se met en place très vite: une nuée de taxis jaunes, une forêt de buildings, une flopée de New-Yorkais chics et pressés, un concert de bruits variés, un gros policier noir-américain, un gobelet de café à la main et hop ! Nous voilà au cœur de notre série préférée (ou pas!)

Le premier jour fut d'une intensité incroyable! On est touriste ou on l'est pas! (Le "on" incluant mon ami Hugo avec qui j'ai fait le voyage) Après un petit tour dans les vieux amphis en bois de l'université de Columbia, on enchaine sur une traversée de Central Park (plus de 3 km) sous un soleil de plomb!

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P1050332Cliché n°1:

P1050336Cliché n°2:

P1050345Cliché n°3:

P1050352Cliché n°4:

P1050353Et le cliché n°5, inévitable, c'est qu'au milieu de tout ça (les 3 dernières photos ont été prises au même endroit et au même au moment! Cernés par les stéréotypes à 360°), on dégustait un hot-dog acheté à la petite roulotte du coin!

Après 2 bonnes heures de flânerie on enchaîne avec l'ascention du Rockefeller Center (70 étages, 259m de hauteur!):

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Et après un inévitable détour par Times Square et sa folie publicitaire,

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un crochet par la fameuse!!

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Mais New-York, c'est aussi les rues tranquilles de Greenwich Village:

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L'effervescence de Chinatown:

 

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Il est également très sympa de prendre le temps de flâner dans le Lower east side et autres petits quartiers!

Aaaahhhhh... Manhattan... l'agitation, la démesure, le grouillement, le bruit... puis Brooklyn. Brooklyn la bobo, l'alternative. Plus humaine. Et finalament plus accessible. Coney Island et sa fête forraine intemporelle bordant l'océan. Brighton beach et son quartier Russe dépaysant. Williamsburg et ses friperies et cafés décalés. Son fameux pont et ses murs bariolés.

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Deux jours de pluie quand même pendant lesquels on s'est fait quelques musées et boutiques!

Et puis pour la petite aventure... la High Line! Une voie de chemin de fer aérienne désaffectée que d'ingénieux architectes transforment en parc/balade. Une partie est actuellement ouverte au public pendant que l'autre est toujours en travaux. Mais il en faut plus à mon cher ami Hugo qui veut la voir "en avant première". En deux sauts de cabri, le voilà sur le chantier, bien entendu barricadé!

-"Alicia tu montes?!"

-"Hors de question!" (braver les interdits, c'est pas mon fort et faire de la grimpette urbaine encore moins! Si j'étais aussi agile et preste qu'un cascadeur, ça se saurait depuis belle lurette!)

Mais c'est qu'il insiste le bougre! "C'est facile" qu'il me dit! Moi, d'en bas, je vois juste qu'il faut grimper sur un muret, marcher sur des pneus en équilibre, sauter sur un autre muret, puis en escalader un autre relativement haut sans aucune prise si ce n'est une vieille structure metallique et enfin se glisser sous le plus gros fil barbelé jamais vu! J'en pleurniche d'avance (à la fois d'envie et de pétoche!!). Après une petite engueulade ("J'y arriverai paaaaaaaas"!! "Mais si rooooooooh, écoute moi au moins! Alleeeez!"), une paralysie des jambes, une boule au ventre, une paire de collants foutue, quelques larmes et une courte échelle, je suis en haut!! Fiouf! Et, j'ai été obligée de l'admettre, ça valait le coup!

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Après une petite balade, c'était inévitable, fin des travaux: ouverture de la zone accessible au public et donc nouvelle barrière, cette fois infranchissable! Nouvelle frayeur. Demi-tour. Puis un type qui crie par sa fenêtre: "La police!! Vous devez partir!" Rebelote: panique totale!! Et puis pas le temps de tergiverser. Il faut trouver une sortie, et vite! "Ok, on descend par là!" me balance Hugo moins sûr de lui. Le "par-là" en question est presque pire que l'endroit par lequel on est monté, mais y'a plus le choix! Re-pleurs, nouvelle engueulade, j'ai le vertige, je suis morte de peur et mes jambes sont trop courtes pour prendre appui sur ce qu'Hugo appelle "echelle"! Après quelques acrobaties, je fini par poser le pied par-terre, entre crise de rire, de larmes et coups de poings sur mon cher ami... Pis on a jamais vu la police qu'on était sensé avoir aux trousses...

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Le lieu du crime!! Mais pour ma défense, ça parait plus facile sur la photo que ça ne l'était réellement!! Promis! Quoi qu'il en soit, j'en garde un bon souvenir.

Il y aurait de quoi jaser des heures durant de nos soirées new-yorkaises également! Une percée dans un monde parallèle, un bond fugace dans une vie qui n'est pas la mienne, des rencontres étonnantes...mais perpétuellement placées sous le signe de la superficialité, maître mot de nos petites noubas à l'américaine.  Scannée en un clin d'oeil, catégorisée en une fraction de seconde... Les regards ne se croisent pas, les sourires ne s'échangent pas... Essayez de papoter avec des jeunes gens, mannequins ou DJ, qui trempent des cuillères de caviar dans leur champagne pour en atténuer les bulles vous!! (Oui... moi aussi j'ignorais que ça se faisait). Bah j'ai essayé, ils m'ont même pas répondu! Grand moment de solitude, les pieds dans mes bottines trouées à 20€ (avec des sacs plastique autour des pieds pour éviter l'inondation!) et les fesses dans mon jean promod (mais avec ma flûte de Dom Pérignon à la main!) J'ai également eu droit au demoiseau qui vous fait la bise sans même effleurer vos joues, au type sous coke qui vous appelle maman toute la soirée, à l'urluberlu du Massachusetts à l'accent incompréhensible qui vous fait tâter ses pectoraux en vous parlant de son grand-père... New-York c'est grand et fou... mais j'ai finalement réussi à vous en narrer l'essentiel.

Le retour à la réalité montréalaise se fait cahin-caha... entre recherche de boulot, barbecue dans les parcs ensoleillés et bénévolat pour Vues d'Afrique, un festival de cinéma africain. En attendant de nouvelles aventures!

10 mars 2011

Montréal, mon amour...

"On a du mal à s'imaginer où tu vis, ce que tu vois..." Une requête implicite à laquelle il était de temps de répondre. Un tout petit message... tout en images. Ma nouvelle vie sur le Plateau n'en finit pas de me réjouir... Quelques clichés pris lors d'une balade fort charmante, car c'est au lendemain d'une tempête de neige et sous le soleil, que Montréal est la plus belle!

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Scène quelque peu cocasse mais on finit par s'habituer... Oui, cette femme fait bien du ski de fond en plein Montréal...

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Et, oui, ce sont bien des empreintes de raquettes... en pleine ville également.

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Un classique. Un vélo, beaucoup de neige, un vélo camouflé, une déneigeuse, et plus de vélo!

Et puis... aaaaah le Plateau:

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Dans la série petite scène de tous les jours. Ici la poussette, c'est has been! La luge qu'on traîne... c'est ma foi beaucoup plus ingénieux!

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